Heberger des sites en toute liberté : créer l’ordinateur Virtual Private Server (VPS)

Cet article, en construction, traitera de la facilité de construire un ou plusieurs sites Web sur des serveurs pour les diffuser au public. Par site web, je privilégie ici les sites Web préfabriqués connus sous le nom de CMS (content management service) et notamment :

le célèbre WordPress, pour la création de blogs et sites Web, cela fonctionne,
MediaWiki, qui sert notamment pour l’encyclopédie Wikipédia, vous pourrez créer votre propre encyclopédie,
Piwigo pour l’hébergement de photos, par un autre serveur que Flickr limité à 1000 photos gratuites
Geoserver pour l’hébergement de cartes du monde,
Leaflet.js (qui n’est pas un CMS mais…) qui permet de construire ses cartes.
Je vais détailler la technique que j’éprouve afin que vous soyiez en mesure de le faire également si vous le décidez.

Ce service a un coût de base, et moi pour l’instant, pour la technicité de ce que je mets en oeuvre il m’en coûte environ 12 euros par mois. J’espère trouver moins cher et il est possible que vous ayez besoin de la version moins chère, à environ 3 ou 5 euros par mois. Ce coût n’inclut que deux choses :

L’hébergement proprement dit des données sur un serveur virtuel (VPS), c’est-à-dire un ordinateur simulé qui fonctionne 24 heures sur 24 ;
L’achat d’un nom de domaine, en .fr, .eu, .com, selon vos choix. Certains sont gratuits.
Une fois que ces deux étapes sont passées, nous pouvons installer ; grâce aux logiciels libres, il n’y a pas d’autres coûts de base à prévoir.

Accrochez-vous, cependant. Trois choses importantes doivent être dites avant votre achat :

les débutants peuvent suivre ce tutoriel s’ils suivent scrupuleusement les indications.
ce site nécessite de copier et taper des centaines de lignes de code, et chaque virgule en trop ou en moins, chaque majuscule mal insérée empêchera le système de fonctionner.
ce tutoriel concerne Linux CentOS 7 et pas un autre système.
ce tutoriel inclut une fonctionnalité expérimentale pour lier le système PHP au moteur de sites Web Tomcat, chose qui n’est pas initialement prévue.
par dizaines, centaines ou milliers de tentatives, des hackers tenteront d’entrer sur votre site pour le ruiner, mais nous configurerons les outils pour les contrer. Tous les gestionnaires de serveur y sont confrontés.
après la fin du tutoriel, vous devez prévoir des sauvegardes régulières afin de tout recommencer à zéro avec les données sauvegardées, si c’est nécessaire, mais aussi pour être rôdé à la manoeuvre et ne pas la craindre, et pour supprimer les installations de logiciels superflus qui se seront accumulés. Il sera nécessaire aussi de faire des « dépoussiérages » réguliers de fichiers temporaires ou de « log » (journal de fonctionnement des applications).
L’achat de l’ordinateur virtuel et son installation
J’ai personnellement choisi vpsnet.lt . Le site est en lithuanien mais aussi en anglais. Cette entreprise de datacenter crée des ordinateurs virtuels dans des serveurs, et propose aussi pour les clients les plus exigeants, dont je ne fais pas partie, la location d’un véritable serveur, un ordinateur en dur. Vous pouvez tenter le premier, qui revient à 2 euros par mois. Il contient un espace grandement suffisant pour plusieurs sites Web.

Il sera attribué à ce site une adresse IP que vous devrez noter sur un post-it et qui servira de lien avec le nom de domaine que je vous propose de prendre plus tard dans ce cours… une fois que vous serez rassuré que tout va bien et que vous voulez vraiment avoir une adresse de type http://www.monnom.fr !

Ensuite il faut choisir son système d’exploitation, comme ce serveur se comporte comme un véritable ordinateur. J’ai choisi CentOS 7 car c’est le système favori de beaucoup de gestionnaires de serveurs et de sites Web. Depuis ma dernière visite, vpsnet.lt propose AlmaLinux qui devrait être le successeur de CentOS 7 quand ses mises à jour cesseront d’être publiées en 2024. CentOS avait déjà été abandonnée. Pour le moment, je vous conseille CentOS, et ce tutoriel fonctionne sur CentOS et pas un autre système. Il est possible que je fasse le choix d’AlmaLinux, mais pas avant 2024.

  1. La première connection et configuration

Après avoir choisi CentOS c’est l’entreprise Vpsnet qui se charge de vous l’installer, elle vous fournit le code d’accès au « root » c’est-à-dire l’utilisateur administrateur de base, l’adresse IP a noter qui vous suivra partout, et désormais c’est à vous de tout gérer par vous-même à travers des lignes de commandes, le site ne sert plus que ponctuellement et notamment pour contrôler sa charge en mémoire et son coût financier, et éventuellement pour le redémarrer en cas de bug.

Vous pouvez gérer les codes à taper à travers Mac OS, Windows ou Linux, voire même un smartphone sous Android et iOS. Sur les ordinateurs, les logiciels sont préinstallés. Dans la ligne de commande, il s’agit de SSH, le logiciel qui permet une connection à l’ordinateur. Pour accéder à SSH depuis un smartphone Android on installe Termux puis le paquet qui permet une connection SSH.

Une fois connecté à sa ligne de commande on tape pour la première fois

ssh root@XX.XXX.XXX.XX

avec XX en tant qu’adresse IP. Des avertissements auront lieu lors de la première utilisation, taper yes pour oui. Dans le cas d’une reconfiguration, il faudra retirer de votre ordinateur la référence à cette adresse IP dans un fichier nommé known-hosts.

Votre mot de passe vous est demandé. Vous voilà connecté !

La suite bientôt…

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